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# Journal de bord — Syllabus (ex-Paillasse)
## 2026-10-07 — Étape 1 : reconnaissance du serveur
**Fait**
- Déblocage de l'accès SSH : la clé dédiée `~/.ssh/id_ed25519_claude` avait une passphrase sans invite interactive disponible dans Claude Code. Adam a retiré la passphrase lui-même (`ssh-keygen -p -f ~/.ssh/id_ed25519_claude`, nouvelle passphrase vide).
- ⚠️ Incident mineur : au premier essai, Adam a collé l'ancienne passphrase directement dans la conversation avec Claude Code au lieu de la taper dans le prompt du terminal. Elle n'a pas été utilisée ni répétée, et elle est devenue sans objet dès que la passphrase de la clé a été retirée. **Point d'attention pour la suite : ne jamais coller de secret dans le chat, toujours dans le terminal.**
- Alias `paillasse` créé dans `~/.ssh/config` (`163.172.4.195`, utilisateur `adam`, `IdentityFile ~/.ssh/id_ed25519_claude`, `IdentitiesOnly yes`).
- Reconnaissance en lecture seule via SSH : OS, noyau, CPU, virtualisation, RAM, disques/RAID, réseau, état actuel de SSH et du pare-feu, paquets de durcissement déjà présents ou non.
- Vérification dans la documentation officielle OpenStack (support matrix + page des séries) de la version de Kolla-Ansible à utiliser : **2025.2 (Flamingo)**, seule série récente qui supporte encore Debian 12 bookworm et qui est encore maintenue.
- Écriture de `docs/inventaire-serveur.md`.
**Commandes clés**
```bash
ssh -i ~/.ssh/id_ed25519_claude -o IdentitiesOnly=yes adam@163.172.4.195 ...
ssh paillasse "lscpu; ls -la /dev/kvm; cat /proc/mdstat; ip -br a; sudo nft list ruleset; sudo sshd -T"
```
**Problèmes rencontrés et solution**
- Connexion SSH refusée (`Permission denied (publickey,password)`) : la clé privée avait une passphrase, et l'environnement Claude Code n'a pas de terminal interactif pour la saisir (`ssh_askpass` absent). Solution : Adam a retiré la passphrase lui-même avec `ssh-keygen -p`.
**Comprendre**
Avant de changer quoi que ce soit, il fallait savoir précisément sur quoi on allait travailler : est-ce que la virtualisation matérielle marche vraiment (sans ça, pas d'OpenStack utilisable), le RAID est-il sain, combien de RAM reste disponible, et surtout quelle version de Kolla-Ansible est compatible avec Debian 12. C'est important car OpenStack évolue vite : la version la plus récente (2026.1) a justement arrêté de supporter Debian 12, donc l'installer aveuglément aurait bloqué tout le projet dès l'étape 5. On a aussi remarqué que le pare-feu est aujourd'hui totalement ouvert et que root peut encore se connecter par clé : ce sont exactement les deux points que l'étape 2 (durcissement) va corriger. Rien n'a été modifié sur le serveur à cette étape, uniquement des commandes de lecture.
**Suite**
Étape 2 : durcissement SSH + pare-feu nftables + fail2ban/chrony/unattended-upgrades, via un rôle Ansible depuis le Mac. C'est une étape qui touche SSH et le réseau : je vais détailler la commande avant de l'exécuter, prévoir un retour arrière automatique (anti-coupure), et ne redémarrer/couper rien sans l'accord explicite d'Adam pour les points couverts par la règle 3 du prompt de déploiement.
## 2026-10-07 — Étape 2 : durcissement du serveur
**Fait**
- Rôle Ansible `durcissement` (`ansible/roles/durcissement/`) + playbook `ansible/durcissement.yml`, appliqués après accord explicite d'Adam.
- Pare-feu nftables : tout refusé en entrée sauf loopback, trafic établi, ICMP, et les ports 22/80/443.
- SSH : `PermitRootLogin no`, `PasswordAuthentication no` (connexion par clé uniquement), via un drop-in `/etc/ssh/sshd_config.d/99-durcissement.conf`.
- `fail2ban` (jail `sshd`, backend `nftables` car pas d'`iptables` sur l'image), `chrony` (remplace `systemd-timesyncd`), `unattended-upgrades` (sécurité auto, **redémarrage automatique explicitement désactivé** — un reboot reste une décision d'Adam).
- Filet de sécurité anti-coupure : timer `systemd-run` de 5 minutes armé avant toute modification du pare-feu/SSH, script de retour à l'état précédent (`/usr/local/sbin/durcissement-rollback.sh`), désarmé seulement après vérification réussie depuis une connexion SSH toute neuve + `nmap`.
- Vérifié deux fois l'idempotence (rejouer le playbook ne change rien d'inattendu).
**Commandes clés**
```bash
cd ansible && script -q /dev/null ansible-playbook durcissement.yml -i inventory.ini
ssh paillasse "sudo systemctl list-timers | grep durcissement" # filet de sécurité
nmap -Pn -T4 --open 163.172.4.195
```
**Problèmes rencontrés et solution**
1. Bug dans le rôle : le `notify` pour recharger `sshd` manquait sur la tâche de dépôt de la config SSH → `sshd` jamais rechargé au 1er essai → le filet de sécurité s'est déclenché (normal, rien de cassé) → corrigé en ajoutant le `notify`.
2. Le test de vérification `nmap -p-` (65535 ports) était beaucoup trop lent face à une politique `drop` (chaque port fermé attend un timeout) → dépassait les 5 minutes du filet de sécurité → 2ᵉ déclenchement automatique du rollback (normal, rien de cassé) → corrigé en limitant le scan aux ports par défaut + `-T4` (4,5 s au lieu de plusieurs minutes).
3. **Incident réel : auto-bannissement par fail2ban.** Les tentatives volontairement ratées (mot de passe, root) de nos propres tests de vérification, répétées sur plusieurs runs rapprochés, ont dépassé le seuil `maxretry = 5` de fail2ban : l'IP du Mac d'Adam s'est fait bannir par son propre pare-feu. Résolu via la console web Scaleway (hors bande) avec `fail2ban-client set sshd unbanip`. Post-mortem complet : `docs/postmortems/2026-10-07-fail2ban-auto-ban.md`. Correctif : `maxretry` relevé à 10.
**Critère vérifié**
- Connexion par clé : OK. Mot de passe : refusé (`Permission denied (publickey)`, sans mention de `password` dans les méthodes offertes). Root : refusé. `nmap -Pn -T4 --open 163.172.4.195` depuis le Mac : seul le port 22 est ouvert (80/443 autorisés par le pare-feu mais rien n'écoute encore dessus — normal, le portail arrive à l'étape 8).
**Comprendre**
Durcir un serveur, c'est fondamentalement risqué pour l'accès qu'on a déjà : chaque changement de pare-feu ou de SSH peut potentiellement nous enfermer dehors. D'où le filet de sécurité (un minuteur qui annule tout automatiquement si on ne confirme pas que ça marche dans les 5 minutes) : il s'est déclenché deux fois pendant la mise au point, et les deux fois c'était le bon comportement — un bug ailleurs, pas un défaut du filet. L'incident fail2ban est différent et plus subtil : ce n'est pas le pare-feu qui nous a bloqués, c'est un service de protection qu'on vient d'installer qui a réagi à nos propres tests comme à une attaque. C'est un vrai piège classique en administration système, qui vaut la peine d'être raconté en entretien : on protège un système contre tout le monde, y compris soi-même si on ne fait pas attention au volume de ses propres tentatives.
**Suite**
Étape 3 : sauvegardes vers Dedibackup (archives `tar.zst` chiffrées `age`, rotation 7 quotidiennes + 4 hebdomadaires, timer systemd).
## 2026-10-07 — Étape 3 : sauvegardes vers Dedibackup
**Fait**
- Rôle Ansible `sauvegardes` (`ansible/roles/sauvegardes/`) + playbook `ansible/sauvegardes.yml`. Pas de risque réseau/pare-feu/SSH ici, donc appliqué directement sans attendre d'accord explicite (règle 3).
- Paire de clés **age** générée sur le serveur (`/root/.age/cle-sauvegardes.txt`, `600`) : la clé privée ne quitte jamais le serveur.
- Script `/usr/local/sbin/sauvegarde-dedibackup.sh` : archive `/etc`, `/home`, `/root` en `tar.zst`, chiffre en flux avec `age`, envoie en FTP vers Dedibackup avec `lftp`, duplique en hebdomadaire le dimanche, applique la rotation (7 quotidiennes + 4 hebdomadaires, suppression du surplus sur Dedibackup).
- Timer systemd `sauvegarde-dedibackup.timer` : tous les jours à 03:15 (±5 min).
- `docs/runbooks/sauvegardes.md` écrit (déclenchement manuel, liste, restauration, rappel sur la clé age).
**Commandes clés**
```bash
cd ansible && script -q /dev/null ansible-playbook sauvegardes.yml -i inventory.ini
ssh paillasse "sudo systemctl start sauvegarde-dedibackup.service"
# restauration testée : voir docs/runbooks/sauvegardes.md
```
**Problèmes rencontrés et solution**
- 1er envoi FTP : `530 Bad credentials`. Diagnostic sans jamais afficher les identifiants (longueur et forme des variables seulement). Cause probable : valeurs non protégées par des guillemets dans `/root/.dedibackup`, risque de troncature silencieuse par `bash` si le mot de passe contient `#`, `$` ou une espace. **Adam a corrigé le fichier lui-même** (jamais Claude, le fichier contient un secret). Après correction, l'envoi a réussi.
- Extraction de test avec un chemin `./etc/...` : échec (`Not found in archive`), car `tar` retire le `/` initial à la création (`etc/...`, sans `./`). Corrigé dans le runbook.
- `etc/os-release` n'a pas pu être lu après extraction : c'est un lien symbolique vers `../usr/lib/os-release`, hors du périmètre sauvegardé (`/etc`, `/home`, `/root` seulement) — comportement normal, pas un bug.
**Critère vérifié**
- Sauvegarde envoyée : `quotidienne-20261007.tar.zst.age`, confirmée présente sur Dedibackup (`lftp cls`).
- Fichier restauré avec succès dans `/tmp` : `etc/hostname` extrait et relu, contenu conforme (`sd-124443`). Dossier de test nettoyé après coup.
**Comprendre**
Chiffrer avant d'envoyer (plutôt que de compter sur un transport chiffré) a un avantage : Dedibackup n'a accès qu'à un FTP en clair, mais comme le contenu est déjà chiffré par `age` avant de partir, intercepter le transfert ne révèle rien d'utile. La contrepartie, c'est qu'il ne faut jamais perdre la clé privée `age` : sans elle, toutes les sauvegardes passées deviennent illisibles pour toujours, même si elles sont bien là sur Dedibackup. D'où le rappel à Adam de garder une copie de cette clé ailleurs que sur le serveur.
**⚠️ Reste à faire par Adam** : copier `/root/.age/cle-sauvegardes.txt` en dehors du serveur (gestionnaire de mots de passe, clé USB chiffrée…) — voir `docs/runbooks/sauvegardes.md`.
**Suite**
Étape 4 : réseau pour OpenStack (`dummy0`, paire veth, NAT). Touche le réseau → accord explicite d'Adam obligatoire avant d'appliquer, filet anti-coupure, et redémarrage du serveur seulement avec son accord.
## 2026-10-07 — Étape 4 : réseau pour OpenStack
**Fait**
- Rôle Ansible `reseau-openstack` + playbook `ansible/reseau-openstack.yml` (qui rejoue aussi `durcissement` pour le pare-feu et son filet anti-coupure). Appliqué après accord explicite d'Adam, puis redémarrage avec son accord.
- `dummy0` : 10.10.0.1/24, futur `network_interface` / `kolla_internal_vip_address` (Kolla sans HAProxy).
- Paire veth : `veth-ext-ovs` (sans IP, futur `neutron_external_interface`) ↔ `veth-ext-gw` (172.24.4.1/24, passerelle du réseau externe OpenStack).
- Persistance par `systemd-networkd`, limité à ces trois interfaces : `eno1` reste sous `ifupdown`, inchangé.
- `net.ipv4.ip_forward=1` (`/etc/sysctl.d/99-reseau-openstack.conf`).
- nftables : NAT masquerade de 172.24.4.0/24 vers `eno1` (`/etc/nftables.d/10-nat-openstack.conf`, inclus depuis `/etc/nftables.conf`). Chaîne `forward` resserrée à la demande d'Adam : seulement `veth-ext-gw → eno1` depuis 172.24.4.0/24, et les réponses `eno1 → veth-ext-gw` (`established,related`). Tout le reste est refusé ; rien n'entre depuis Internet vers les réseaux internes.
**Règles nftables finales (relues après redémarrage)**
```
chain forward { policy drop;
iifname "veth-ext-gw" oifname "eno1" ip saddr 172.24.4.0/24 accept
iifname "eno1" oifname "veth-ext-gw" ct state established,related accept
}
table ip nat { chain postrouting {
ip saddr 172.24.4.0/24 oifname "eno1" masquerade
} }
```
**Problèmes rencontrés et solution**
- 1er lancement : `Destination directory /etc/nftables.d does not exist`. Le dossier était créé par `durcissement`, qui tourne après `reseau-openstack`. Échec survenu avant toute modification du pare-feu. Corrigé en créant aussi le dossier dans `reseau-openstack`.
- Un lancement a été bloqué par le garde-fou de Claude Code parce que la règle `forward` avait été modifiée après l'accord d'Adam sans lui être remontrée. On a fait une simulation `--check --diff`, Adam a validé le diff, puis on a appliqué.
- Table `f2b-table` de fail2ban absente après rechargement du pare-feu et après redémarrage : c'est normal, fail2ban 1.0 ne la crée qu'au premier bannissement. Point encore à vérifier : `flush ruleset` à chaque rechargement efface une table de bannissement déjà créée. fail2ban devrait la recréer au bannissement suivant (vérification automatique de ses actions), mais ce n'est pas encore testé.
**Critère vérifié (après redémarrage à 11:37, SSH revenu à 11:39)**
- SSH répond, `dummy0` et la paire veth sont présents avec leurs IP, `ip_forward=1`.
- Internet joignable depuis le serveur (ping 9.9.9.9, résolution de `deb.debian.org`), route par défaut inchangée.
- Services actifs : ssh, nftables, fail2ban, chrony, systemd-networkd, timer de sauvegarde. RAID `[UU]` sur `md0` et `md1`.
- `nmap` depuis le Mac : seul le port 22 est ouvert.
**Comprendre**
OpenStack a besoin de deux réseaux en plus de l'accès public : un réseau interne pour que ses services se parlent, et un réseau « externe » pour que les routeurs virtuels puissent sortir. Sur un serveur qui n'a qu'une seule IP publique, mettre Neutron directement sur `eno1` reviendrait à lui confier notre seule porte d'entrée. On a donc créé des interfaces virtuelles : `dummy0`, une carte réseau factice qui porte une adresse privée stable pour les services, et une paire veth, qui fonctionne comme un câble virtuel dont un bout ira à Neutron et l'autre sert de passerelle. Le NAT fait sortir ce réseau externe vers Internet en se faisant passer pour l'IP publique. Le pare-feu n'autorise que ce sens-là, plus les réponses, si bien que personne ne peut entrer depuis Internet vers les réseaux internes. Le redémarrage prouve que tout cela est persistant, et pas seulement appliqué en mémoire.
**Suite**
Étape 5 : Kolla-Ansible 2025.2 tout-en-un. `bootstrap-servers` peut toucher au pare-feu et à Docker : vérifier avant, rejouer `durcissement` après, et demander l'accord d'Adam pour ce qui touche au pare-feu.
## 2026-10-07 — Étape 5 : OpenStack avec Kolla-Ansible 2025.2
**Fait**
- Rôle Ansible `kolla` + playbook `ansible/kolla.yml` : dépendances système, venv `/opt/kolla-venv` (Kolla-Ansible `stable/2025.2`, version `21.3.1.dev4`, ansible-core 2.19, client `openstack` 8.2.0, SDK `docker` et `dbus-python`), `/etc/kolla/globals.yml` et `all-in-one` copiés depuis le dépôt (`kolla/`), `passwords.yml` généré par `kolla-genpwd` **sur le serveur uniquement** (`600 root:root`, jamais dans Git), `install-deps`.
- `kolla/globals.yml` : images Debian bookworm (tag vérifié sur quay.io), API sur `dummy0`, réseau externe `veth-ext-ovs`, OVN, sans HAProxy, keepalived, ProxySQL, Horizon ni Cinder ; avec Heat, console série, KVM, Prometheus, Grafana. `disable_firewall: false`. Docker sans iptables ni ip6tables.
- Avant de lancer `bootstrap-servers`, j'ai lu son code installé localement pour savoir s'il touchait au pare-feu. Sur Debian, il ne fait qu'essayer de désactiver `ufw` (absent) et ne touche ni à nftables ni à l'heure.
- `bootstrap-servers`, `prechecks`, `deploy` (lancé comme service `systemd-run` pour survivre à une coupure SSH, 22 min), `post-deploy`.
- ADR `docs/adr/0001-kolla-2025-2-sur-debian-12.md`, runbook `docs/runbooks/openstack.md`.
- Correction fail2ban validée par Adam à l'étape 4 : le handler `recharger nftables` relance aussi fail2ban (handler `listen`), et une option `-e durcissement_forcer_rechargement=true` force un rechargement du pare-feu.
**Problèmes rencontrés et solution**
1. `install-deps` : `No such file or directory: 'ansible-galaxy'` → le `bin` du venv doit être dans le `PATH`.
2. **`bootstrap-servers` a modifié le pare-feu** (arrêt et accord d'Adam). Docker 29 a créé des tables `ip6 nat` et `ip6 filter` malgré `iptables: false` : depuis Docker 27, l'IPv6 a son propre réglage. Aucun impact sur la sécurité, car notre chaîne `forward` en `drop` l'emporte. Correction : `docker_custom_config: {ip6tables: false}`, puis un rechargement forcé du pare-feu sous filet anti-coupure. J'ai vérifié qu'un redémarrage de Docker ne recrée plus les tables.
3. `prechecks` : `No module named 'docker'` → Kolla utilise le Python du venv ; `docker` et `dbus-python` ajoutés au venv.
4. **1er `deploy` en échec** : MariaDB `Bind on TCP/IP port. Got error: 98: Address already in use`. ProxySQL écoute sur la VIP:3306, et sans HAProxy la VIP est l'IP du nœud, donc il occupait le port de MariaDB. Correction : `enable_proxysql: "no"`. Le conteneur et le volume `proxysql` ont été supprimés avec l'accord d'Adam. Le volume `proxysql_socket` est encore présent (non validé, à supprimer avec son accord). Au 2ᵉ `deploy`, MariaDB a démarré sans qu'il faille réinitialiser son volume.
**Critère vérifié**
- `openstack service list` : keystone, glance, nova, neutron, placement, heat, heat-cfn.
- `openstack compute service list` : nova-scheduler, nova-conductor, nova-compute `up`. Agents OVN (Controller Gateway, Metadata) vivants.
- `nmap` depuis le Mac sur les ports OpenStack (5000, 8774, 8775, 8778, 9292, 9696, 6080-6083, 3000, 9090, 9091, 9093, 9100, 3306, 5672, 15672, 11211, 6641, 6642, 16509…) + 1-1024 : **seul 22 est ouvert**.
- Pare-feu identique à la référence ; seule `f2b-table` (fail2ban) en plus.
- Correction fail2ban testée : bannissement de l'adresse de test `192.0.2.10` (plage réservée à la documentation), rechargement forcé du pare-feu ; `f2b-table` recréée et le bannissement toujours en place. Adresse débannie ensuite.
- 46 conteneurs ; RAM utilisée 11 Gio sur 31 (19 Gio disponibles) avant toute VM.
**Dettes notées**
- ~~Les bases OVN (`ovsdb-server`, 6641/6642) écoutent sur `0.0.0.0`~~ corrigé le 2026-10-07 (voir plus bas).
- Kolla est installé depuis une branche, pas un tag : figer la version pour la reproductibilité (ADR 0001).
**Correctifs du 2026-10-07 (suite), demandés par Adam**
- Volume Docker résiduel `proxysql_socket` supprimé (accord d'Adam), après `proxysql_socket` lui-même supprimé lors du correctif ProxySQL.
- **Écoute OVN restreinte à `10.10.0.1`.** Cause : `ansible/roles/ovn-db/tasks/bootstrap-db.yml` de Kolla fait `ovn-nbctl/ovn-sbctl set-connection ptcp:PORT:0.0.0.0` en dur à la création des bases, sans tenir compte de `api_interface`. Les ports de cluster (6643/6644) ne sont pas concernés : ils respectent déjà `api_interface_address`. Le pare-feu bloquait déjà ces ports depuis Internet (vérifié à l'étape 5), donc pas de faille réelle, mais la bonne pratique de défense en profondeur ne coûte rien à appliquer.
- Correctif codé dans `ansible/roles/kolla/tasks/corrections.yml` (idempotent : relit l'écoute actuelle avant de la changer, ignoré si OpenStack n'est pas encore déployé), importé à la fin de `ansible/roles/kolla/tasks/main.yml`, tag `corrections`.
- Vérifié : `ss -tlnp` montre les 4 ports OVN (6641-6644) sur `10.10.0.1` uniquement ; un second passage du playbook ne rapporte aucun changement (idempotence confirmée) ; les agents OVN et les services Nova restent `up` après coup.
**Comprendre**
Kolla-Ansible déploie OpenStack sous forme de conteneurs Docker : chaque service (Keystone, Nova, Neutron…) tourne dans son propre conteneur, configuré par Ansible à partir d'un seul fichier, `globals.yml`. Les deux incidents de cette étape viennent de valeurs par défaut prévues pour un vrai cluster de plusieurs serveurs. Docker crée des règles de pare-feu IPv6 pour ses réseaux, et ProxySQL suppose une adresse virtuelle distincte de celle du serveur. Sur un seul nœud, ces mécanismes ne servent à rien et se gênent entre eux. La leçon : lire le code de l'outil avant de le lancer, et comparer le pare-feu avant et après, plutôt que de faire confiance aux options. C'est ce qui a permis de repérer les tables Docker en quelques secondes.
**Suite**
Étape 6 : projet `paillasse`, utilisateur de service avec application credentials, image `paillasse-debian` (virt-customize), flavor `eleve.petit`, première VM et console série par WebSocket.
## 2026-10-07 — Étape 6 : première VM et console série
**Fait**
- Rôle Ansible `images` + playbook `ansible/images.yml` : installe `libguestfs-tools`, dépose `openstack/images/construire-paillasse-debian.sh` et `paillasse-contenus/07-sql/lycee.sql` sur le serveur.
- `paillasse-contenus/07-sql/lycee.sql` créé : tables `classes`, `eleves`, `notes` avec données d'exemple. Volontairement sans la vue `moyennes`, la table `clubs` ni l'utilisateur `prof` : c'est le travail demandé à l'élève.
- Projet OpenStack `paillasse`, utilisateur de service `paillasse-service` (mot de passe généré aléatoirement, jamais affiché, jeté après usage), *application credential* `portail-syllabus` (rôle `member`) enregistrée dans `/etc/kolla/clouds-paillasse.yaml` (`600 root:root`, jamais dans Git — `.gitignore` élargi à `clouds-*.yaml` et `*application-credential*.json`).
- Image `paillasse-debian` construite avec `virt-customize` depuis `debian-12-genericcloud-amd64.qcow2` officiel (somme SHA512 vérifiée) : `qemu-guest-agent`, getty sur `ttyS0`, utilisateur `eleve` (sudo, mot de passe `eleve`), outils réseau, `nginx`/`mariadb-server`/`frr` installés mais désactivés, `/opt/labs/07/lycee.sql`, `/opt/paquets/tree_*.deb`, **sans cloud-init** (retiré : inutile et seulement source de lenteur sur des réseaux de lab sans DHCP ni métadonnées). Importée dans Glance avec `hw_qemu_guest_agent=yes`, rendue `public` (sinon invisible aux autres projets).
- Flavor `eleve.petit` : 1 vCPU, 768 Mo, 5 Go.
- VM de test `vm-test-console` démarrée sur un réseau de test (`reseau-test`, sans DHCP, port security désactivée — même style que les futurs réseaux de lab), en ~25 s.
- Console série récupérée via `openstack console url show --serial`, testée avec un petit script Python (`openstack/images/test-console-serie.py`, module `websocket-client`) : connexion `eleve`/`eleve`, commande exécutée.
**Écart avec `paillasse-contenus/README.md`**
Le README liste `tree` parmi les outils préinstallés, mais le lab 02 demande explicitement à l'élève de l'installer lui-même depuis `/opt/paquets/` (sans Internet dans les VM). J'ai tranché en faveur du lab, qui a une vérification automatique dessus : `tree` n'est **pas** préinstallé, son `.deb` est dans `/opt/paquets/`. À signaler à Adam : `README.md` est à corriger (retirer `tree` de la liste des outils), ou le lab à revoir si c'était voulu.
**Problèmes rencontrés et solution**
1. `openstack user create --password-prompt` : `No terminal detected`, aucun TTY dans ce contexte. Remplacé par `--password` avec un mot de passe généré par `openssl rand`, jamais affiché ni réutilisé (l'authentification définitive passe par l'application credential).
2. `openstack application credential create -f json` : `KeyError: 'id'`. Le client renvoie des clés en majuscule (`ID`, `Secret`...), pas en minuscule. Corrigé.
3. `openstack server create --project paillasse` : `--project` n'existe pas sur cette sous-commande (la portée vient du token). Résolu en utilisant directement le cloud `paillasse-service` (application credential), déjà scopé au bon projet.
4. Image invisible pour `paillasse-service` : créée avec visibilité `shared` (nécessite une acceptation explicite par projet). Passée en `public`, cohérent avec un usage par tous les établissements plus tard.
5. Console série : la première tentative du script de test a échoué (`socket is already closed`) en envoyant des trames texte — nova-serialproxy attend des trames **binaires** (sous-protocole `binary`). Corrigé avec `ws.send_binary()`.
6. La console série est un flux continu, pas une session par connexion : un essai de login interrompu laisse le prompt au milieu d'une saisie pour la connexion suivante. Un script de test doit lire l'état actuel avant d'envoyer quoi que ce soit, pas supposer qu'il part d'un prompt frais.
**Critère vérifié**
- VM créée et `ACTIVE` en ~25 s.
- Script connecté au WebSocket de la console série : prompt `localhost login:` affiché, connexion réussie, commande `whoami && hostname && echo ---OK---` exécutée avec la sortie attendue (`eleve`, `localhost`, `---OK---`).
**Comprendre**
Une image de VM, ce n'est pas juste un système d'exploitation : c'est tout ce dont les labs ont besoin pour fonctionner sans accès Internet, préparé à l'avance une fois pour toutes. `virt-customize` permet de modifier une image disque sans jamais la démarrer, en manipulant directement son système de fichiers. Les *application credentials* sont le bon réflexe pour un compte de service : contrairement à un mot de passe, elles sont limitées à un projet et un rôle précis, et peuvent être révoquées sans toucher au compte lui-même. La console série, elle, prouve qu'on peut atteindre une VM même si son réseau est complètement cassé ou absent — exactement ce que demande CLAUDE.md pour l'espace de lab : « elle doit marcher même si l'élève casse le réseau de sa VM ».
**Nettoyage (accord d'Adam)**
- Correction de `paillasse-contenus/README.md` : `tree` retiré de la liste des outils préinstallés (confirmé par Adam : le lab 02 garde son intérêt pédagogique).
- VM `vm-test-console` et réseau `reseau-test` supprimés (accord d'Adam) : ils n'avaient servi qu'à la preuve de fonctionnement de la console série.
**Suite**
Étape 7 : supervision (Prometheus, Grafana, Uptime Kuma) et alertes, accessibles par tunnel SSH en attendant un nom de domaine.
## 2026-10-07 — Étape 7 : supervision et alertes
**Fait**
- Prometheus, Alertmanager, Grafana, node_exporter, cAdvisor, openstack-exporter, libvirt/mysqld/memcached-exporters étaient déjà déployés par Kolla depuis l'étape 5 (`enable_prometheus`/`enable_grafana: "yes"`), tous liés uniquement à `10.10.0.1` — jamais exposés sur `eno1` (déjà vérifié par nmap à l'étape 5, re-confirmé ici).
- Rôle Ansible `supervision` + playbook `ansible/supervision.yml` : vérifie la présence et les permissions (`600`) de `/root/.alertes-webhook` sans jamais afficher son contenu, déploie le relais Alertmanager → ntfy (`/usr/local/sbin/alertmanager-ntfy.py`, service systemd, `127.0.0.1:9099` uniquement), et Uptime Kuma (conteneur Docker, `127.0.0.1:3001`, volume nommé).
- `kolla/config/prometheus/alertes.rules` : 4 règles (`DisqueSature` > 80 %, `MemoireSaturee` > 90 %, `ServiceOpenStackArrete` via les métriques `openstack_nova_agent_state`/`openstack_neutron_agent_state`, `SauvegardeAncienne` > 26 h).
- `kolla/config/prometheus/prometheus-alertmanager.yml` : remplace le gabarit Kolla par défaut (receveur sans destination) par un webhook vers le relais local. Déposé via le mécanisme standard de Kolla (`node_custom_config/prometheus/...`), pas de template Jinja Kolla à casser.
- Collecteur "textfile" activé sur node_exporter (`prometheus_node_exporter_cmdline_extras`, `prometheus_node_exporter_extra_volumes` dans `globals.yml`) : `sauvegarde-dedibackup.sh` y écrit, de façon atomique, l'horodatage de la dernière sauvegarde réussie à chaque exécution.
**Problèmes rencontrés et solution**
- **Oubli répété (2 fois) : modifier un fichier du dépôt (`globals.yml`, le script de sauvegarde) sans le repousser sur le serveur avant de relancer Kolla.** Dans les deux cas, `kolla-ansible reconfigure` a tourné sans erreur mais sur l'ancienne configuration — aucun message ne le signale. Corrigé en relançant le playbook Ansible concerné avant `reconfigure`. Noté dans `docs/runbooks/supervision.md` comme piège à ne pas refaire.
- Mesure du mot de passe Alertmanager/Prometheus pour les tests `curl` : évité `python3-yaml` (absent du Python système) au profit d'un simple `awk` sur le format `clef: valeur` de `passwords.yml` ; jamais affiché, seulement sa longueur vérifiée une fois pour confirmer qu'il avait bien été lu.
**Critère vérifié**
- Alerte de test injectée via l'API d'Alertmanager (`POST /api/v2/alerts`), sans toucher à rien de réel sur le serveur. **Confirmé par Adam : notification ntfy bien reçue.** Testé aussi en contournant Alertmanager (requête directe au relais) : `HTTP 200`.
- Métrique de sauvegarde vérifiée de bout en bout : fichier textfile → `node_exporter` (`node_textfile_scrape_error 0`) → Prometheus (`/api/v1/query` renvoie la valeur).
- Règles d'alerte confirmées chargées dans Prometheus (`/api/v1/rules` : les 4 règles listées).
**Dette assumée, à trancher avec Adam**
Pas d'alerte « serveur injoignable » : toute la chaîne de supervision tourne sur le serveur qu'elle surveille, donc si le serveur tombe complètement, personne n'est prévenu par ce mécanisme. L'architecture d'origine (CLAUDE.md) prévoyait une sonde hors du serveur (Hetzner CX23) ; ce déploiement n'a qu'un seul serveur. Documenté dans `docs/runbooks/supervision.md`, pas construit : décision à prendre par Adam (qui commande et paie lui-même toute ressource supplémentaire).
**Comprendre**
La bonne nouvelle de cette étape, c'est que Kolla avait déjà fait le plus gros : Prometheus, Grafana et une demi-douzaine d'exportateurs tournaient depuis l'étape 5 sans qu'on ait rien demandé de spécial, juste en activant deux options. Le travail réel a surtout été de les relier à une vraie notification (Alertmanager ne sait parler qu'un format webhook générique, pas le format de ntfy, d'où le petit relais) et d'ajouter une alerte qui n'existe dans aucun exportateur standard : l'âge de la dernière sauvegarde. Le collecteur « textfile » de node_exporter est fait exactement pour ça — transformer n'importe quel script maison en métrique Prometheus, juste en écrivant un fichier texte à un endroit précis. La vraie leçon de l'étape, à retenir pour la suite : modifier un fichier dans le dépôt ne change rien tant qu'il n'est pas repoussé sur le serveur — une évidence une fois dite, mais qui s'oublie vite quand on va vite.
**Suite**
Étape 8 : portail Laravel (Blade, Vite, MariaDB/Redis pour l'app, modèles, connexion prof/élève, salle d'attente). Le dossier `design/` doit exister : à vérifier avant de commencer.
## 2026-10-07 — Étape 8 : portail Laravel
**Fait**
- Projet Laravel 13 créé dans `portail/` (développé en local sur le Mac : PHP 8.4/Composer/Node 22 y étaient déjà installés), plateforme Composer forcée à PHP 8.3 pour que les dépendances restent installables sur le serveur (PHP 8.3, via Sury). Pest 4 (Pest 5 exige PHP 8.4). `concurrently` retiré du starter (2 vulnérabilités critiques via `shell-quote`, et en réalité inutilisé : `php artisan dev` de Laravel 13 gère déjà le lancement parallèle nativement).
- Vues, routes, JS, CSS, images de `design/` repris tels quels dans `portail/resources` et `portail/public`. Toutes les pages vitrine (une cinquantaine) fonctionnent sans rien construire de plus.
- Modèles + migrations : `Etablissement`, `User` (+ `etablissement_id`, `jeton_session_actif`), `Classe` (code unique auto-généré), `Eleve` (identifiant unique, `code_secret` haché, `jeton_qr` à usage unique, `jeton_session_actif`), `Lab`, `Seance`, `LabSession`.
- Deux guards d'authentification (`config/auth.php`) : `web` (profs, email/mot de passe) et `eleve` (identifiant/code secret, sans e-mail — minimisation des données mineurs). `App\Models\Eleve` authentifiable via le trait `Illuminate\Auth\Authenticatable` et `getAuthPasswordName()`.
- **Session unique par compte** : trait `GereSessionUnique` (un jeton en base, recréé à chaque connexion) + middleware `VerifieSessionUnique` (`session.unique:web`/`session.unique:eleve`), qui déconnecte et prévient si le jeton de la session en cours ne correspond plus à celui, plus récent, enregistré en base.
- Connexion (`/connexion`, un seul écran, deux formulaires), inscription (`/inscription` : crée établissement + prof + première classe en une transaction), gestion de classe (`/mes-classes/...` : ajout rapide, import CSV, génération identifiant + code à 6 caractères + QR à usage unique via `bacon/bacon-qr-code` en SVG, fiches imprimables), salle d'attente de séance (`/seances/...`, rafraîchissement automatique, le prof admet).
- Service `GenerateurCompteEleve` : identifiant `prenom.initiale` (suffixe numérique si homonyme), code secret à 6 caractères sans caractères ambigus (`0/O`, `1/I/L`).
- 11 tests Pest (connexion prof, connexion élève, session unique × 2, création de classe × 3) : tous passent, base SQLite en mémoire.
- Déploiement : rôle Ansible `portail` (PHP 8.3 via Sury, Nginx, Composer avec vérification de signature officielle, Node 22 LTS via NodeSource, MariaDB+Redis de l'app en Docker Compose sur `127.0.0.1:3307`/`127.0.0.1:6380` — jamais sur `10.10.0.1`, réservé à Kolla), synchronisation du code par `rsync`, `.env` de production généré une seule fois (secrets jamais dans Git).
**Deux décisions de design tranchées par Adam**
1. Champ mot de passe ajouté au formulaire d'inscription (absent de la maquette) : sans lui, la connexion prof décrite dans le prompt n'aurait pas pu fonctionner sans serveur mail.
2. Écrans sans maquette (gestion des élèves, salle d'attente) : design minimal sobre, mêmes jetons visuels que le reste du site, pas de recherche d'effet « wow ».
**Problèmes rencontrés et solution**
1. `@auth` (sans argument) dans le layout partagé retournait `true` pour un **élève** connecté, affichant le menu du prof. Cause : le middleware `auth:eleve` appelle `Auth::shouldUse('eleve')`, ce qui change le *guard par défaut* pour le reste de la requête — `@auth` nu teste alors ce guard-là, pas forcément `web`. Corrigé en précisant partout `@auth('web')` / `auth('eleve')`.
2. Déploiement : j'ai modifié `kolla/globals.yml` et le script de sauvegarde dans le dépôt sans les repousser sur le serveur avant de relancer les outils correspondants (déjà rencontré à l'étape 7 — même piège, maintenant documenté deux fois).
3. `php artisan key:generate` échouait : lancé avant `composer install`, donc avant que `vendor/autoload.php` existe. Réordonné : code → composer install → clé/`.env` → npm → migrations.
4. `php artisan view:cache` échouait (« View path not found ») : `storage/framework/views` avait été exclu du `rsync` mais n'était créé par rien d'autre. Plus largement, **`storage/` et `bootstrap/cache/` ne doivent jamais être synchronisés depuis le poste de dev** (ce sont de l'état et du cache runtime, pas du code — un `rsync --delete` y effacerait un jour les travaux déposés par les élèves dans `storage/app/`). Corrigé : leur structure est créée une fois sur le serveur, propriété `www-data` dès le départ, et ils sont exclus en bloc du `rsync` (pas juste leurs sous-dossiers).
5. **Un handler Ansible qui notifie un autre handler ne s'est pas propagé avant la fin du play** : Nginx a continué de servir sa page par défaut malgré un déploiement sans erreur apparente. Corrigé en fusionnant les deux handlers (`nginx -t` puis `systemctl reload nginx`) en un seul. Détecté uniquement parce que le critère de fin a été vérifié sur le serveur réel, pas seulement sur le code local.
6. Vérification Playwright visuelle (demandée par le prompt) non faite : l'extension Chrome n'était pas connectée dans cette session. Vérification faite autrement : les mêmes fichiers Blade que `design/` sont repris sans changement de structure, et le flux complet a été vérifié par capture HTML (`curl`) côté connexion, tableau de bord et gestion de classe.
**Critère vérifié (sur le serveur réel, pas seulement en local)**
- 11/11 tests Pest passent (en local, avant déploiement).
- Un élève fictif (`lea.m`) s'est connecté sur `http://163.172.4.195/connexion` et a vu son tableau de bord (« Salut Léa », nom de sa classe) — données de test supprimées après coup (accord d'Adam).
- `nft list tables` après déploiement : toujours seulement `inet filter` + `ip nat` (+ `f2b-table`) — Nginx/PHP-FPM n'ont rien ajouté au pare-feu.
**Comprendre**
Cette étape a un piège intéressant pour la suite : Laravel a deux systèmes de comptes (profs et élèves), et un mécanisme Laravel conçu pour un seul système (« quel est l'utilisateur connecté ? ») suppose souvent qu'il n'y en a qu'un — le bug du menu qui affichait « Mes classes » à un élève connecté vient exactement de là. Chaque fois qu'on ajoutera un rôle (établissement, formateur, opérateur), il faudra se souvenir d'être explicite sur le guard, partout. L'autre leçon, plus générale : un déploiement qui se termine « sans erreur » ne veut pas dire que le résultat est correct — c'est en testant le vrai critère de fin sur le serveur réel (pas juste en relisant les logs Ansible) qu'on a trouvé le bug du handler Nginx.
**Suite**
Étape 9 : proxy console Go et xterm.js (jeton Redis à usage unique, relais WebSocket vers `nova-serialproxy`, lecture seule pour le prof).
## 2026-10-08 — Étape 9 : proxy console Go et xterm.js
**Fait**
- Vérifié avant d'écrire du code : l'appel Nova exact (`POST /servers/{id}/remote-consoles`) et le format d'authentification Keystone par *application credential* (`POST /v3/auth/tokens`, méthode `application_credential`), par observation directe (`openstack --debug`) et un test `curl` réel — pas de mémoire.
- Go 1.27.1 installé localement (Homebrew) pour développer `proxy-console/` sur le Mac, comme pour Laravel à l'étape 8. Déployé en compilant **sur le serveur** à partir du code source (pas de binaire committé), Go 1.27.1 installé là-bas depuis l'archive officielle (somme SHA256 vérifiée via le flux JSON officiel de go.dev, pas depuis un résumé de page).
- Service Go (`proxy-console/`, utilisateur système dédié sans shell, durci avec `ProtectSystem=strict`) : un `Hub` par VM (`instance_id`) maintient une seule connexion amont vers `nova-serialproxy` (elle n'en accepte qu'une), et duplique ce qu'il reçoit vers tous les navigateurs abonnés à cette VM. Seul l'abonné en rôle `ecriture` peut faire passer ses frappes ; les autres sont ignorées côté serveur.
- Côté Laravel : `NovaClient` (jeton Keystone mis en cache ~50 min), `JetonConsole` (écrit `console:{jeton}` dans Redis, 5 minutes, format lu par le proxy Go), `ConsoleController` (vérifie que l'élève est bien propriétaire de sa session de lab et admis ; que le prof est bien propriétaire de la séance).
- Nginx : `location /console/` relayée en WebSocket vers `127.0.0.1:8081`.
- Front : nouveau script `console-reelle.js` (vraie connexion WebSocket, xterm.js) — distinct de `paillasse-terminal.js` qui est un faux shell simulé pour la vitrine, explicitement prévu pour être remplacé en production. Intégré dans la salle d'attente élève (une fois admis, si une VM est associée) et dans une nouvelle page prof en lecture seule.
**Problèmes rencontrés et solution**
1. **VM de test créée dans le mauvais projet OpenStack** (`admin` plutôt que `paillasse`) : Nova renvoyait `404 Instance could not be found` à l'*application credential* du portail (scopée à `paillasse`), pas une erreur d'authentification. Recréée avec le cloud `paillasse-service`, comme à l'étape 6.
2. `.env` de production existait déjà depuis l'étape 8 et n'est jamais régénéré : les nouvelles variables `OS_*` devaient être ajoutées sans y retoucher le reste (`APP_KEY` en particulier). Ajouté via des tâches `lineinfile` idempotentes, séparées du template de première génération.
3. `go build`, lancé avec `$HOME` pointé sur le dossier de l'app, y crée `.cache/` et `go/pkg/mod/` appartenant à `root` : le `rsync` suivant (sans `become`) ne pouvait plus les supprimer. Exclus du `rsync`.
4. Premier test manuel de la console : « Invalid WebSocket Header ». Le script de test demandait le sous-protocole `binary`, nécessaire pour parler *directement* à `nova-serialproxy` (étape 6) mais pas à notre propre proxy, qui ne le renvoie pas — un vrai navigateur ne le demande pas non plus. Corrigé dans le script de test ; rien à changer côté proxy ni côté `console-reelle.js`.
**Critère vérifié**
- Une élève fictive a tapé `ip a` dans sa VM et vu le résultat, via le chemin complet navigateur → Nginx → proxy Go → `nova-serialproxy`.
- Un autre élève n'a pas pu obtenir de jeton pour cette session de lab (`403`).
- Vérification allant au-delà du critère minimal : prof et élève connectés en même temps sur la même VM — le prof voit ce que tape l'élève (duplication du flux), et sa propre tentative d'écrire n'apparaît jamais dans le flux renvoyé par la VM (protection côté serveur, pas seulement côté interface).
**Comprendre**
La vraie contrainte de cette étape, c'est qu'une console série ne supporte qu'un seul lecteur à la fois — c'est une caractéristique de QEMU/libvirt, pas un choix arbitraire. Tout l'intérêt du proxy Go est d'être le seul à parler à cette connexion fragile et unique, et de se comporter comme un standard téléphonique pour tout le monde d'autre : il décroche une fois, et fait écouter qui il veut sur la même ligne. C'est aussi pour ça que le jeton que porte le navigateur ne doit jamais révéler l'adresse réelle de la console : s'il fallait donner cette adresse directement à chaque élève, rien n'empêcherait d'en ouvrir une deuxième connexion et de faire planter la première.
**Suite**
Étape 10 : liaison Laravel ↔ OpenStack (client HTTP ou `php-opencloud/openstack`) et modèle Heat du lab 08 — poser la vraie mécanique qu'on a seulement simulée à la main à cette étape (associer une VM à une session de lab).
## 2026-10-08 — Étape 10 : liaison Laravel ↔ OpenStack et modèle Heat du lab 08
**Fait**
- `GenerateurTemplateHeat` : traduit un `lab.yaml` (format paillasse-contenus : réseaux + machines, chaque machine listant les réseaux auxquels elle est reliée, dans l'ordre) en un vrai gabarit Heat (HOT) — un réseau/sous-réseau Neutron par réseau du lab (`port_security_enabled: false`, `enable_dhcp: false` : pas de pare-feu réseau ni de DHCP, les élèves configurent eux-mêmes, aucune route vers l'extérieur), un port + une instance Nova par machine, les ports attachés dans l'ordre déclaré (c'est cet ordre qui décide si une interface sera `ens3` ou `ens4` dans la VM), une sortie Heat par machine pour récupérer son identifiant une fois la stack créée.
- `HeatClient` (créer/lire/supprimer une stack) et `KeystoneAuth` (authentification Keystone partagée, jeton mis en cache 50 min) : voir [ADR 0002](adr/0002-mot-de-passe-pour-heat.md), la vraie découverte de cette étape.
- Une stack Heat par session de lab (par élève, par tentative), pas par classe : `CreerStackLab` (job Redis, déclenché à l'admission de l'élève) génère le gabarit, crée la stack, attend `CREATE_COMPLETE` (jusqu'à 2 minutes), enregistre une `LabSessionMachine` (nom, identifiant d'instance) par machine du lab. `SupprimerStackLab` (job Redis, déclenché à l'expiration) supprime la stack et ses VM, et classe la session en `expire` ou `terminee` selon le cas.
- `ExpirerSessionsLab` (commande Artisan `labs:expirer-sessions`), planifiée chaque minute via `Schedule::command()` dans `routes/console.php` + un cron système qui appelle `artisan schedule:run`.
- Les deux jobs ont besoin d'un worker : service systemd `portail-worker` (`queue:work`), déployé et redémarré par Ansible à chaque déploiement de code (sans ce redémarrage, un worker déjà lancé continue de faire tourner l'ancien code en mémoire).
- `labs/` : nouveau dossier à la racine du dépôt, un sous-dossier par lab, copié par Ansible vers `/opt/labs` sur le serveur (distinct de `paillasse-contenus/`, qui reste la source éditoriale ; `labs/` est la copie de travail que lit le portail). Lab 08 (deux réseaux locaux reliés par un routeur, 3 machines) copié en premier.
- Salle d'attente élève et console prof passées à plusieurs terminaux (un onglet par VM de la session), avec un préfixe de route supplémentaire (`{labSessionMachine}`) pour identifier quelle VM ouvrir.
**Problèmes rencontrés et solution**
1. **La vraie découverte de l'étape** : création de stack Heat refusée (`500`, trace dans `heat-engine.log` : « Delegated tokens cannot manage trusts »). Le compte de service du portail utilisait une application credential (choix de l'étape 6) ; Heat a besoin de créer un trust Keystone pour gérer le cycle de vie d'une stack, et Keystone interdit par construction à un jeton déjà délégué (une application credential en est un) d'en déléguer un second. Vérifié avec un compte à mot de passe classique avant de rien changer en dur ; confirmé avec Adam ; appliqué partout (voir ADR 0002). Un seul mécanisme d'authentification désormais pour tout ce que le portail demande à OpenStack.
2. `openstack user set --password` avec le cloud `kolla-admin` et `OS_PROJECT_NAME=paillasse` → `401` : même limitation que l'étape 6 (le compte `admin` n'a pas de rôle sur le projet `paillasse`, donc pas de jeton scopé à ce projet). Pas réinvestigué, contourné en utilisant directement le cloud `paillasse-service`.
3. `sudo -u www-data php artisan tinker` échouait (« Writing to directory /var/www/.config/psysh is not allowed ») : `www-data` n'a pas de `$HOME` inscriptible. Contourné avec `HOME=/tmp` à chaque appel.
**Critère vérifié (sur le serveur réel)**
- Classe, élève, séance de test créés ; admission de l'élève sur le lab 08 → `CreerStackLab` exécuté en 26 s → stack `CREATE_COMPLETE`, 3 VM créées. `ip link show` dans chaque VM confirme la topologie exacte du `lab.yaml` : le routeur a 2 interfaces (`ens3`, `ens4`), les deux postes (`pc-a`, `pc-b`) n'en ont qu'une chacun, sur des réseaux différents.
- Les 3 terminaux se sont ouverts côté élève, chacun relié à la bonne VM.
- Vérification allant au-delà du critère minimal : expiration forcée (`expire_a` mis dans le passé) → `labs:expirer-sessions` → `SupprimerStackLab` exécuté en 1 s → stack et 3 VM confirmées absentes (`openstack stack list` / `server list` vides) → session classée `expire`. Le cycle de vie complet (création, usage, expiration automatique) fonctionne de bout en bout sans intervention manuelle.
**Comprendre**
La leçon de cette étape dépasse Heat : dans Keystone, un jeton porte une histoire (« comment a-t-il été obtenu ? »), pas seulement une identité et des droits. Une application credential produit un jeton marqué comme délégué ; peu importe les droits du compte derrière, ce jeton ne pourra jamais en déléguer un second — c'est une protection contre les chaînes de délégation, pas un détail de configuration qu'on pourrait activer. Avant d'ajouter un service OpenStack qui gère un cycle de vie (Heat aujourd'hui ; Octavia, Magnum plus tard), il faut vérifier s'il a besoin d'un trust — et donc d'un compte à mot de passe, jamais d'une application credential.
**Suite**
Étape 11 : stock chaud de VM (files Redis) et correction automatique (agent invité QEMU).
## 2026-10-08 — Entre les étapes 10 et 11 : questions d'Adam sur le compte de service
**Fait**
- `--unrestricted` testé sur le serveur réel : une application credential `--unrestricted` échoue avec la même erreur Keystone que la restreinte (`Delegated tokens cannot manage trusts`). Le mot de passe reste la seule option pour Heat. Ajouté à l'ADR 0002.
- Contrôle du compte `paillasse-service` : seul rôle `member` sur `paillasse` (`reader` en découle, rôle impliqué), mot de passe de 32 octets aléatoires, `clouds-paillasse.yaml` en `600 root:root`. Il manquait le runbook de rotation : écrit (`docs/runbooks/compte-service-openstack.md`) et testé par une vraie rotation. Le classifieur de permissions a bloqué la fin de la rotation (écriture de secrets) : Adam a lancé lui-même le playbook et l'effacement du cache, puis j'ai vérifié l'authentification sans afficher de secret.
- Défaut corrigé : un changement de `.env` par Ansible ne redémarrait pas le worker de file, qui aurait gardé l'ancien mot de passe en mémoire.
**Incident (de ma part)**
En créant l'application credential de test `--unrestricted`, j'ai demandé une sortie `-f json` qui a affiché son secret en clair, puis je l'ai écrit dans un fichier temporaire. La credential et le fichier ont été supprimés juste après le test : le secret est révoqué et sans valeur. Règle pour la suite : toute commande qui crée un secret doit l'envoyer directement dans un fichier `600` sur le serveur, sans jamais l'afficher, même pour un test.
## 2026-10-08 — Étape 11 : stock chaud et correction automatique
**Fait**
- **Fiabilité des créations** (demande d'Adam) : `FabriqueStack`, commune aux sessions et au stock. Un essai raté supprime sa stack et lève une exception ; Laravel relance le job 2 fois (après 15 puis 45 s), chaque essai sous son propre nom (`-e1`, `-e2`, `-e3`). Avant un essai, les restes des précédents sont supprimés (cas d'un processus tué). Après le 3ᵉ échec : session en `echec`, raison visible du prof, bouton « Réessayer ». L'admission est protégée contre le double clic par une mise à jour SQL conditionnelle.
- **Stock chaud** : une liste Redis de stacks prêtes par lab, prise atomique par un script Lua, cible = 1 stack par lab + élèves des séances qui commencent dans 10 min ou déjà ouvertes, plafond de capacité, ménage des stacks orphelines par comparaison avec Heat, disjoncteur après 3 échecs. Séances planifiables (date et heure, heure de Paris convertie en UTC) : le stock monte au nombre d'élèves 10 min avant. Détails et alternatives : ADR 0003.
- **Laravel Horizon 5.50** remplace le `queue:work` unique : superviseurs `sessions` (4 processus) et `stock` (2), tableau de bord fermé. Timeouts emboîtés : job 280 s < superviseur 300 s < `retry_after` 330 s (avant : 90 s, un job long aurait été exécuté deux fois).
- **Correcteur** (Go, choix d'Adam) : service systemd root, groupe `www-data`, socket Unix `0660`, identité du client contrôlée par `SO_PEERCRED`. N'accepte que `{instance, lab, verification}` (champs en plus refusés), lit la commande dans le `lab.yaml`, vérifie dans les métadonnées libvirt que la VM appartient au projet `paillasse` et correspond à la machine visée, exécute par `guest-exec` via `docker exec nova_libvirt virsh` (10 s max). Ne renvoie jamais la sortie de la commande, seulement réussi/échoué et un code d'erreur. Installation de Go sortie dans un rôle `go` partagé avec le proxy console.
- **Côté élève** : bouton « Vérifier mon travail », note, détail par vérification avec le `message_echec` du lab (ou un message technique si la VM ne répond pas). La page d'attente interroge l'état chaque seconde au lieu de se recharger toutes les 5 s. Côté prof : note dans la salle d'attente.
- 7 nouveaux tests Pest (18 au total), 4 tests Go.
**Calcul de la capacité (`LABS_CAPACITE_VM` = 15)**
- Mesuré sans VM : 15,5 Go utilisés par Kolla et le portail sur 32 Go, 16,5 Go disponibles.
- Mesuré avec les 3 VM d'une stack de stock au repos : 260 à 290 Mo réels par VM (sur 768 Mo alloués).
- Pire cas retenu (chaque VM utilise toute sa RAM) : (16,5 Go − 2 Go de marge pour l'hôte) / (768 Mo + ≈ 200 Mo de surcoût QEMU) ≈ 15 VM. Au repos, le serveur en tiendrait trois fois plus : décider d'un surengagement (et de KSM) sera le sujet de l'étape 13, mesures en charge à l'appui. Stock par défaut : 1 stack par lab (3 VM pour le lab 08, 20 % du plafond).
**Commandes clés**
```
cd ansible && script -q /dev/null ansible-playbook correcteur.yml -i inventory.ini # portail + correcteur
ssh paillasse "cd /var/www/portail && sudo -u www-data HOME=/tmp php8.3 artisan labs:remplir-stock"
ssh paillasse "journalctl -u correcteur -f"
```
**Problèmes rencontrés et solution**
1. **La première touche frappée coupait la console** (défaut de l'étape 9) : `nova-serialproxy` ferme la connexion à la première trame WebSocket texte, et xterm.js envoie du texte. Le test de l'étape 9 envoyait du binaire et ne l'avait pas vu. Le proxy envoie désormais tout en binaire. Post-mortem : `docs/postmortems/2026-10-08-console-trames-texte.md`.
2. **Aucun bouton pour qu'un élève rejoigne une séance** (défaut de l'étape 8, masqué aux étapes 9 et 10 où la session était créée en base) : ajouté au tableau de bord élève.
3. **« Se déconnecter » renvoyait 419** : les deux formulaires du layout n'avaient pas de `@csrf`. Corrigé, et un test vérifie la présence du jeton (Laravel désactive le contrôle CSRF pendant les tests, il fallait tester le HTML).
4. Une VM du stock démarrée depuis longtemps n'affiche rien sur sa console série : option `reveil` dans `console-reelle.js`, qui envoie un retour chariot à la connexion (côté élève seulement).
5. Les séances n'avaient pas d'heure de début : colonne `prevue_a` et formulaire de planification.
6. Larastan (PHPStan niveau 6, exigé par le CLAUDE.md) n'est pas installé depuis l'étape 8 : dette notée, pas traitée ici.
7. Durée : l'étape a dépassé 1 h 30 (trois défauts d'étapes précédentes trouvés et corrigés en route), sans blocage.
**Critère vérifié (sur le serveur réel, `portail/tests/Reels/parcours-lab.py`, joué comme deux navigateurs)**
```
1. Admission → invite de connexion : 4.06 s (OK, critère < 5 s)
machines ouvertes : pc-a, routeur, pc-b
2. Sans routage activé : « Pas encore réussi » 6/10 (vérification en 5.8 s)
- Le routeur ne transmet pas les paquets : regarde net.ipv4.ip_forward.
- PC-A ne joint pas PC-B. Vérifie les adresses, les passerelles et le routage, dans cet ordre.
- La configuration du routeur disparaîtra au redémarrage (sysctl et fichier d'interfaces).
3. Routage activé : « Réussi » 10/10 (vérification en 4.7 s)
```
- Une seule mesure du temps d'ouverture, et pessimiste (le script récupère les 3 consoles l'une après l'autre, le navigateur en parallèle). Le p95 sur une série reste à établir à l'étape 13.
- Échec provoqué (lab temporaire dont la stack ne peut pas se construire) : `heat-engine.log` montre `lab-session-5-e1`, `-e2`, `-e3` chacune `CREATE FAILED` puis `DELETE COMPLETE` ; session en `echec` 75 s après l'admission, aucune stack restante. Le stock du même lab : disjoncteur ouvert après les échecs, plus aucune commande.
- Correcteur interrogé directement : vérification légitime exécutée ; machine non conforme, uuid hors projet, chemin `../../etc`, champ `commande` ajouté et vérification inconnue tous refusés ; un utilisateur autre que `www-data` ou root ne peut pas ouvrir le socket.
- Données, lab temporaire et fichiers de test supprimés (accord d'Adam). État final : une stack de stock pour le lab 08, rien d'autre.
**Comprendre**
Le stock chaud transforme une attente de 30 s en une attente de 4 s en faisant le travail lent *avant* que quelqu'un en ait besoin — comme un restaurant qui prépare ses fonds de sauce le matin. La difficulté n'est pas de construire d'avance, c'est de ne jamais donner deux fois la même chose ni de perdre ce qu'on a construit : d'où le script Lua (Redis exécute « retirer de la liste et marquer comme en cours d'attribution » d'un seul bloc) et le ménage qui compare Redis à Heat. Côté correction, la règle de sécurité est simple et non négociable : le portail désigne une vérification par son nom, il n'envoie jamais de commande ; le correcteur, seul à toucher les VM, ne fait confiance qu'au `lab.yaml` et vérifie même que la VM désignée est bien celle du lab. Enfin, cette étape montre l'intérêt d'un test qui imite vraiment l'utilisateur : trois défauts des étapes précédentes, invisibles pour les tests « techniques », sont apparus dès qu'un script a joué le parcours comme un navigateur.
**Suite**
Étape 12 : domaine, HTTPS et sécurité. **Arrêt obligatoire avant de commencer** : Adam doit me donner le domaine (il l'achète et configure le DNS lui-même).
## 2026-10-09 — Correctif : Uptime Kuma injoignable par le tunnel SSH
**Symptôme** (signalé par Adam) : conteneur `uptime-kuma` « healthy », mais rien n'écoute sur `127.0.0.1:3001` ; le tunnel SSH donne « connexion refusée ».
**Cause** : depuis l'étape 5, Docker tourne avec `"bridge": "none"` et `"iptables": false` pour ne jamais toucher au pare-feu. Le conteneur était rattaché au pont par défaut, qui n'existe pas : pas de réseau, et le `ports: 127.0.0.1:3001:3001` du rôle n'a jamais été publié (`docker inspect` : ports demandés présents, ports effectifs vides). Le contrôle de santé de l'image interroge le localhost du conteneur, d'où le « healthy » trompeur. Le défaut date de l'étape 7 : sa vérification avait porté sur l'état du conteneur, pas sur l'écoute côté hôte.
**Correctif** (rôle `supervision`) : `network_mode: host` et écoute forcée sur `127.0.0.1` par `UPTIME_KUMA_HOST` / `UPTIME_KUMA_PORT` (noms vérifiés dans `server/config.js` de l'image). Plus de publication Docker, ni NAT ni règle de pare-feu. Le rôle vérifie désormais à chaque passage que le port écoute et uniquement sur `127.0.0.1` (échec du playbook sinon). Données conservées (volume `uptime-kuma-data`).
**Vérifié** : `ss -tlnp` → `LISTEN 127.0.0.1:3001 users:(("node",...))` et rien d'autre ; `curl http://127.0.0.1:3001/` → 302 (redirection vers la page d'accueil de Kuma) ; port 3001 fermé sur l'IP publique depuis le Mac ; tables nftables inchangées ; second passage du playbook `changed=0`.
**Comprendre** : « healthy » veut dire que le conteneur répond *à lui-même*, pas qu'il est joignable de l'extérieur. Le seul test qui prouve qu'un service est accessible, c'est de s'y connecter par le chemin réel (ici : écoute sur l'hôte, puis tunnel). En réseau hôte, le conteneur partage la pile réseau du serveur : l'adresse d'écoute devient la seule barrière, d'où la vérification automatique ajoutée au rôle.
## 2026-10-09 — Étape 12 : domaine, HTTPS et sécurité
**Fait**
- DNS vérifié : `syllabuslab.fr` et `www` → `163.172.4.195`, pas d'AAAA ni de CAA.
- **Certificat Let's Encrypt** (certbot 2.1 du dépôt Debian, `certonly` avec l'authentificateur nginx, sans e-mail) : `syllabuslab.fr` + `www`, valable jusqu'au 2027-01-07. Le rôle `portail` sert d'abord le site en HTTP avec les bons noms, obtient le certificat, puis passe le vhost en HTTPS ; aux passages suivants, certbot ne fait rien tant que le certificat est valide. Renouvellement par `certbot.timer`, rechargement de Nginx en crochet.
- **Alerte d'expiration** : sans e-mail Let's Encrypt, c'est Prometheus qui prévient (métrique publiée chaque jour par le collecteur textfile, règles `CertificatExpireBientot` à moins de 14 jours et `CertificatNonMesure`).
- **TLS** : recommandations Mozilla v6.0 « intermediate », lues à la source (TLS 1.2/1.3, suites ECDHE), sans `X25519MLKEM768` (OpenSSL 3.0) ni OCSP stapling (abandonné par Let's Encrypt). HTTP/2.
- **Redirections** : HTTP → HTTPS, `www` → domaine principal, IP → domaine.
- **En-têtes** (Nginx) : HSTS 2 ans `includeSubDomains`, `nosniff`, `X-Frame-Options DENY`, `Referrer-Policy`, `Permissions-Policy`, `Cross-Origin-Opener-Policy`, `server_tokens off`. Cookie de session `secure; httponly; samesite=lax`, `APP_URL` en HTTPS.
- **CSP en deux niveaux** (Laravel, ADR 0004) : stricte avec nonce sur l'application, adaptée sur la vitrine. xterm.js est maintenant servi par le portail (Vite) au lieu de jsDelivr. Point de collecte `/csp-rapport`.
- **Exposition** (choix d'Adam) : Grafana et Uptime Kuma restent accessibles par tunnel SSH seulement. Page de statut publique prévue sur `status.syllabuslab.fr`, filtrée par Nginx (seuls la page de statut et son API en lecture passent). Elle s'activera toute seule au passage du rôle quand le DNS existera.
- `docs/dette.md` créé : la dette éparpillée dans le journal est regroupée, avec la demande d'Adam (figer l'image Uptime Kuma et la mettre à jour par Ansible).
- 5 nouveaux tests Pest (23 au total) : CSP stricte et adaptée, nonce sur chaque script, rapport sans CSRF, toutes les pages publiques en 200.
**Problèmes rencontrés et solution**
1. **Faille XSS dans la page de classe** (étape 8) : `onsubmit="return confirm('… {{ $eleve->prenom }} …')"`. Blade échappe l'apostrophe en `&#039;`, que le navigateur décode avant d'exécuter le JavaScript : un prénom importé par CSV comme `x');alert(1);//` s'exécutait chez le prof. Corrigé (attribut `data-confirmer` + écouteur), et la CSP stricte bloquerait désormais ce genre de script.
2. **Page `/cours` en erreur 500 depuis l'étape 8** : la maquette `design/` elle-même a perdu la boucle et les données des cursus lors de sa refonte (3 `@foreach` pour 4 `@endforeach`), et `config/cours.php` n'avait pas été copié. Rétabli d'après `design/_backup-ludique` (sans toucher à `design/`). Le journal de l'étape 8 affirmait que « toutes les pages vitrine fonctionnent » : faux pour celle-ci. Un test ouvre maintenant toutes les pages publiques ; vérifié qu'il échoue sur l'ancienne version.
3. **NodeSource relancé en root à chaque déploiement** : la condition `creates` visait `nodesource.list`, alors que le script crée `nodesource.sources`. Corrigé ; remplacement par un dépôt déclaratif noté en dette.
4. Le scan depuis le Mac montrait 21, 554 et 1723 ouverts : c'est la box d'Adam (même résultat vers `192.0.2.1`, adresse inexistante). Côté serveur, rien n'écoute et nftables n'accepte que 22/80/443.
5. Vérification dans un vrai navigateur impossible (extension Chrome non connectée) : la CSP est surveillée par ses rapports ; parcours manuel demandé à Adam.
6. Ma commande de contrôle des en-têtes a affiché la valeur d'un cookie de session anonyme (ouvert par `curl`, sans connexion, donc sans valeur) ; le filtre de masquage visait un mauvais nom de cookie.
**Critère vérifié**
```
subject=CN = syllabuslab.fr ; issuer=Let's Encrypt (YE2) ; notAfter=Jan 7 07:21:22 2027 GMT
https://syllabuslab.fr -> HTTP 200, TLS vérifié: 0 (0 = OK), HTTP/2
http://163.172.4.195/ -> 301 https://syllabuslab.fr/ ; https://www.syllabuslab.fr/cours -> 301 https://syllabuslab.fr/cours
TLS 1.1 : refusé ; TLSv1.3, TLS_AES_256_GCM_SHA384
certbot renew --dry-run : all simulated renewals succeeded
Prometheus : CertificatExpireBientot:ok, CertificatNonMesure:ok ; jours restants : 90.0
```
Parcours complet par `https://syllabuslab.fr`, consoles en `wss://` :
```
1. Admission → invite de connexion : 4.35 s (OK, critère < 5 s)
2. Sans routage activé : « Pas encore réussi » 6/10, avec les messages du lab
3. Routage activé : « Réussi » 10/10
```
- Ports : depuis Internet, seuls 22, 80 et 443 répondent pour le serveur ; les ports internes (Grafana, Prometheus, Kuma, API OpenStack, proxy console, MariaDB, Redis) sont tous filtrés.
- VM d'élèves : aucune IP flottante, aucun routeur Neutron dans le projet ; depuis `pc-a`, Internet et l'hôte sont injoignables (« Network is unreachable »).
**Comprendre**
HTTPS ne se résume pas au cadenas : le certificat prouve l'identité du site, HSTS interdit au navigateur de revenir en HTTP, et la CSP décide quels scripts ont le droit de s'exécuter. Cette dernière est la vraie protection contre l'injection de code : même si un prénom piégé arrivait dans une page, le navigateur refuserait de l'exécuter faute du nonce, ce jeton aléatoire que seul le serveur connaît pour chaque page. La faille trouvée dans la page de classe montre pourquoi : l'échappement de Blade protège le HTML, mais pas du JavaScript placé dans un attribut — deux langages imbriqués, deux règles d'échappement. Enfin, le renouvellement automatique n'est fiable que s'il est surveillé : d'où l'alerte Prometheus, puisque plus personne n'enverra d'e-mail avant l'expiration.
**Suite**
- Adam : enregistrement DNS `status`, page de statut `syllabus` dans Kuma, sonde du portail passée en `https://syllabuslab.fr`, parcours manuel dans un navigateur (pour la CSP).
- Étape 13 : tests de capacité et de résistance.
## 2026-10-09 — Étape 12 (suite) : site de statut activé
- DNS `status` d'abord créé sous `status.syllabuslab.fr.syllabuslab.fr` (le champ « Sous-domaine » d'OVH n'attend que `status`) ; corrigé par Adam. Une sonde nommée « syllabus » avait été créée à la place de la page de statut : Kuma 1.23 ne répond alors jamais à l'API de la page (d'où `proxy_read_timeout 15s` côté Nginx). Runbook `https.md` précisé.
- Le rôle a détecté le nom, étendu le certificat (`DNS:status.syllabuslab.fr, DNS:syllabuslab.fr, DNS:www.syllabuslab.fr`) et activé le site filtré.
- Vérifié depuis le Mac : `/` → 302 vers `/status/syllabus` ; `/dashboard`, `/manage-status-page`, `/settings/general`, `/metrics`, `/socket.io/…`, `/api/push/…` → 404 ; `POST /api/status-page/syllabus` → 403 ; HTTP → 301 vers HTTPS. `/status/syllabus` → 404 renvoyé par Kuma lui-même (page pas encore créée), pas par le filtre.
- Reste (Adam) : créer la page de statut `syllabus` dans Kuma, supprimer la sonde en double « syllabus ».